<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<?xml-stylesheet href="http://www.debatidentitenationale-corse.fr/xml/rss.xsl" type="text/xsl" media="screen"?>
<?xml-stylesheet href="http://www.debatidentitenationale-corse.fr/xml/rss.css" type="text/css" media="screen"?>
<rss version="2.0" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <channel>
  <title>Débat identité nationale Corse</title>
  <description><![CDATA[Votre slogan ici]]></description>
  <link>http://www.debatidentitenationale-corse.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2010-09-04T20:39:06+02:00</dc:date>
  <atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="alternate" href="http://www.debatidentitenationale-corse.fr/xml/atom.xml" type="text/xml" />
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.debatidentitenationale-corse.fr,2010:rss-1874193</guid>
   <title>Débat sur l'identité nationale</title>
   <pubDate>Tue, 09 Feb 2010 18:29:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Simond De Galbert</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Le grand débat]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div>
      <div>Le Premier ministre a effectué hier lors d’un séminaire gouvernemental un premier bilan du grand débat sur l’identité nationale. De premières mesures ont été annoncées à cette occasion. Le Premier ministre a souhaité que le débat puisse continuer. Le site national du grand débat <a class="link" href="http://www.debatidentitenationale.fr ">www.debatidentitenationale.fr</a> &nbsp;restera donc opérationnel. &nbsp;</div><br /><div>En Corse, pour tenir compte de la période de réserve préfectorale entrée en vigueur le 8 février 2010, le site <a class="link" href="http://www.debatidentitenationale-corse.fr">www.debatidentitenationale-corse.fr</a>  &nbsp;est suspendu. Les internautes qui ont nourri le débat sur le site local sont donc invités à continuer d’y participer sur le site national.&nbsp;</div>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>http://www.debatidentitenationale-corse.fr/Debat-sur-l-identite-nationale_a31.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.debatidentitenationale-corse.fr,2010:rss-1765894</guid>
   <title>Lancement du site "Débat sur l'identité Nationale" en Corse</title>
   <pubDate>Fri, 18 Dec 2009 16:20:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>WMaker WMaker</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div>
      Participez au grand débat sur l'identité nationale en Corse sur le site www.debatidentitenationale-corse.fr<div id="refHTML"></div>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>http://www.debatidentitenationale-corse.fr/Lancement-du-site-Debat-sur-l-identite-Nationale-en-Corse_a19.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.debatidentitenationale-corse.fr,2010:rss-1771761</guid>
   <title>Communiqué de presse</title>
   <pubDate>Fri, 18 Dec 2009 16:20:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Simond De Galbert</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Espace Presse]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div>
      <div style="PADDING-RIGHT: 0pt; PADDING-LEFT: 0pt; FONT-SIZE: 1.2em; PADDING-BOTTOM: 10px; PADDING-TOP: 10px; FONT-STYLE: italic; TEXT-ALIGN: center">«&nbsp;Lancement en Corse d’un forum interactif pour le grand débat sur l’identité nationale&nbsp;»  <br /> <br /><a class="link" href="http://www.debatidentitenationale-corse.fr">www.debatidentitenationale-corse.fr</a> </div>  <div id="refHTML"></div>  <div id="refHTML"></div>  <div id="refHTML"></div>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Dans le cadre du grand débat sur l’identité nationale, beaucoup de questions, en Corse, touchent au plus profond du pacte républicain, compte tenu de l’histoire de la Corse, de son identité propre, de sa langue et de sa culture, de sa relation spécifique à la France.  <br /> <br />Le Préfet de Corse a considéré qu’il fallait réserver un espace propre à la Corse pour tenter, clairement, sereinement, d’analyser les fondements de l’appartenance de chacun à la France, à la Corse, et le sens à donner à cette appartenance.  <br /> <br />C’est pourquoi il a décidé d’ouvrir, avec l’accord du Ministère, au sein du site internet du grand débat sur l’Identité nationale, une adresse qui soit spécifique à la Corse (www.debatidentitenationale-corse.fr ), afin que tous ceux qui veulent s’exprimer sur ce sujet, le puissent sans avoir besoin de s’orienter dans la masse des contributions du site principal.  <br /> <br />Ce site doit être le moins directif possible. Il appartient maintenant à nos concitoyens de l’alimenter, dans le respect des opinions et des personnes.  <br /> <br />Une rencontre publique sera organisée en janvier autour d’universitaires, responsables politiques et associatifs afin d’échanger de vive voix sur les visions de l’identité nationale vue de Corse, à la lumière des contributions qui seront recueillies sur ce site et qui, au total, serviront la Corse et ceux qui l'aiment.  <br />  <div id="refHTML"></div>  <div id="refHTML"></div>  <div id="refHTML"></div>  <div id="refHTML"></div>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>http://www.debatidentitenationale-corse.fr/Communique-de-presse_a29.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.debatidentitenationale-corse.fr,2010:rss-1771887</guid>
   <title>Identité(s) </title>
   <pubDate>Fri, 18 Dec 2009 16:19:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Simond De Galbert</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   par Jean-Claude CASANOVA     <div>
      &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Pour réfléchir sur la modernité, il faut partir de Jean-Jacques Rousseau. Commençons donc par le citer pour déchiffrer l’énigme de l’identité, notion incluse dans cette «&nbsp;identité&nbsp; française&nbsp;» qui a valu à Nicolas Sarkozy son élection.&nbsp;«Il est certain- écrit Rousseau- que le mot genre humain n’offre à l’esprit qu’une idée purement collective qui ne suppose aucune union réelle entre les individus qui la constituent&nbsp;». On ne définit pas les hommes par leur seule humanité, il faut dire à quel peuple ils appartiennent, quelle est leur identité, ce par quoi ils différent les uns des autres. Comme Rousseau polémique&nbsp; avec Diderot, il ajoute&nbsp;: «&nbsp;Défiez vous de ces cosmopolites qui vont chercher loin dans leurs livres des devoirs qu’ils dédaignent de remplir autour d’eux. Tel philosophe aime les Tartares pour être dispensé d’aimer ses voisins&nbsp;». <br /> <br />&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Il annonce ainsi la compassion universelle qui, si commodément, rend aujourd’hui les modernes indifférents à leurs proches et attentifs, par la télévision, au reste de l’humanité.&nbsp; Pour Rousseau, citoyen de Genève, l’homme vit mieux dans une société étroite et bien liée. Or les sociétés modernes s’ouvrent et se délient. Comme l’identité se définit par la persistance de ses caractères malgré les variations du monde, nos contemporains redoutent de la perdre. <br /> <br />&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Un historien israélien, Jacob Talmon, ami de Raymond Aron, méditant sur le destin juif, a admirablement exprimé cette angoisse identitaire&nbsp;: «&nbsp;Le Juif ne peut (ni ne veut) perdre son caractère unique, mais il ne peut vivre que dans un monde fondé sur des valeurs universelles. En cela il est unique, mais à un niveau plus profond son dilemme est une véritable parabole de la condition humaine en général&nbsp;». Comment être particulier et universel à la fois, comment être différent et semblable&nbsp;? <br /> <br />&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Les Flamands veulent retrouver leur identité et cela les conduit à nier l’identité belge. Les Ecossais, qui eurent plus de morts que les Anglais pendant la guerre de 14-18 et dont les régiments ont tenu l’Inde de l’impératrice Victoria,&nbsp; se sentent désormais plus Ecossais que Britanniques. Les Français qui&nbsp; redoutent l’Europe, la mondialisation et l’immigration, éprouvent le sentiment que leur caractère se perd. Les Européens qui refusent l’adhésion de la Turquie&nbsp; estiment qu’on veut effacer, par cet élargissement, la singularité historique de l’Europe. Les Canadiens appartiennent au marché Nord-Américain, mais, pour&nbsp; se préserver, ne s’intègrent pas aux Etats-Unis. Ils redoutent pourtant que les Québéquois ne se séparent d’eux&nbsp; pour retrouver une identité qui ruinerait celle du Canada, dont la reine d’Angleterre est souveraine. <br /> <br />&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Rousseau voyait juste&nbsp;: seuls les petits peuples, isolés et homogènes, qui ne dépendent pas des autres et ne pratiquent pas d’échanges, n’éprouvent pas de doutes ou de craintes pour leur identité. C’est pourquoi, en rédigeant des projets de Constitution pour la Pologne et pour la Corse, il a recommandé à ces peuples de s’isoler. <br /> <br />&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Le problème est que l’histoire, ou le progrès, Rousseau n’aimait ni l’un ni l’autre, ne vont pas dans ce sens et que les peuples deviennent de plus en plus dépendants, s’entremêlent, s’unissent même. Ils vivent ainsi dans une contradiction&nbsp; permanente et croissante&nbsp;: comment conserver une identité propre et appartenir à un univers plus vaste. Comment rester Corse, Français, Européen, Occidental dans un monde plus large que toutes ces entités en ce qui concerne la production ou les capitaux&nbsp;? Pourquoi ne pas devenir citoyen du monde et laisser disparaitre toutes les particularités&nbsp;?&nbsp; La difficulté est que le cauchemar de Babel ou le rêve de l’Etat universel oblige à une mutilation, à la perte de l’identité et des racines. Il semble, comme le pensent les Juifs, que les hommes, parce qu’ils sont les fils d’autres hommes, veulent, à la fois, rester fidèles à leurs origines et vivre dans un monde qui respecte des valeurs universelles. <br /> <br />&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Pour&nbsp; résoudre ce dilemme, il existe une solution. Il faut accepter la pluralité des identités. On peut être en même temps Corse, Français et Européen pour ce qui concerne la politique. On peut, aussi, être Occidental, c'est-à-dire héritier d’Athènes, de Jérusalem et de Rome, ce qui distingue des Chinois ou des Indiens. On peut être, du même pas, favorable à l’Organisation des Nations-Unies et au commerce mondial en sachant que les droits, la science et l’économie sont universels. Cette combinaison d’identités multiples est difficile à construire. Elle repose sur l’idée fédérale, la plus puissante des idées politiques car elle combine l’unité et la pluralité, mais&nbsp; la plus difficile à mettre en œuvre car elle exige autant d’audace que de prudence. <br />&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <br /><strong> <br />Jean-Claude Casanova&nbsp;&nbsp; </strong> <br /> <strong></strong> <br /> Cet article est paru dans le numéro de janvier 2008 du magazine CORSICA. <br />  <br /> <br /> <div id="refHTML"></div>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>http://www.debatidentitenationale-corse.fr/Identite-s_a30.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.debatidentitenationale-corse.fr,2010:rss-1765902</guid>
   <title>L’édito de Stéphane Bouillon, préfet de la région Corse</title>
   <pubDate>Fri, 18 Dec 2009 13:26:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>WMaker WMaker</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div>
      <div style="margin: 0px; font-family: 'Times New Roman'; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 12px; line-height: normal; text-align: justify; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"><span style="letter-spacing: 0px;"><span style="font-family: Arial;">Le débat sur l’identité nationale voulu par le Président de la République tourne autour de plusieurs questions simples, essentielles, rappelées par le Premier Ministre&nbsp;: qu’est-ce que la France au 21</span></span><span style="font-family: Arial;"><span style="font-family: 'Times New Roman'; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 8px; line-height: normal; letter-spacing: 0px; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"><sup><span style="font-family: Arial;" size="3;"><span style="font-size: 12px;">ème</span></span></sup></span><span style="letter-spacing: 0px;"><span style="font-family: Arial;"> siècle&nbsp;? Quelles sont nos valeurs communes&nbsp;? Qu’est-ce qu’être Français&nbsp;? Ce qui nous rassemble est-il plus fort que ce qui nous divise&nbsp;?</span></span></span></div><span style="font-family: Arial;"> <div style="margin: 0px; min-height: 15px; font-family: 'Times New Roman'; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 12px; line-height: normal; text-align: justify; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"><span style="font-family: Arial;"><span style="letter-spacing: 0px;"></span> <br /></span></div> <div style="margin: 0px; font-family: 'Times New Roman'; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 12px; line-height: normal; text-align: justify; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"><span style="letter-spacing: 0px;"><span style="font-family: Arial;">Ces questions, en Corse, touchent au plus profond du pacte républicain, compte tenu de l’histoire de la Corse, de son identité propre, de sa langue et de sa culture, de sa relation spécifique à la France.</span></span></div> <div style="margin: 0px; min-height: 15px; font-family: 'Times New Roman'; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 12px; line-height: normal; text-align: justify; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"><span style="font-family: Arial;"><span style="letter-spacing: 0px;"></span> <br /></span></div> <div style="margin: 0px; font-family: 'Times New Roman'; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 12px; line-height: normal; text-align: justify; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;"><span style="letter-spacing: 0px;"><span style="font-family: Arial;">Il m’a semblé que dans le grand débat sur l’identité nationale, il fallait réserver un espace propre à la Corse pour tenter, clairement, sereinement, d’analyser les fondements de l’appartenance de chacun à la France, à la Corse, et le sens à donner à cette appartenance.</span></span></div></span> <div id="refHTML"></div> <div id="refHTML"></div> <div id="refHTML"></div> <div id="refHTML"></div> <div id="refHTML"></div> <div id="refHTML"></div> <div id="refHTML"></div><div id="refHTML"></div><div id="refHTML"></div><div id="refHTML"></div><div id="refHTML"></div>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      C’est pourquoi j’ai décidé d’ouvrir, avec l’accord du Ministère, au sein du site internet du grand débat sur l’Identité Nationale, une adresse qui soit spécifique à la Corse, afin que tous ceux qui veulent s’exprimer sur ce sujet, le puissent sans avoir besoin de s’orienter dans la masse des contributions du site principal.<br /><br />Voilà ce site que j’ai voulu le moins directif possible ; il vous appartient maintenant de l’alimenter, dans le respect des opinions et des personnes.<br /><br />Une rencontre publique sera organisée en janvier, autour d’universitaires, de responsables politiques et associatifs, afin d’échanger de vive voix sur nos visions de l’identité nationale, vue de Corse. Je souhaite que les contributions recueillies sur «www.debatidentitenationale-corse.fr»&nbsp; enrichissent cette rencontre, et au total servent la Corse et ceux qui l’aiment.<div id="refHTML"></div>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>http://www.debatidentitenationale-corse.fr/L-edito-de-Stephane-Bouillon,-prefet-de-la-region-Corse_a8.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.debatidentitenationale-corse.fr,2010:rss-1770083</guid>
   <title>DISCOURS DE M. LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE</title>
   <pubDate>Thu, 17 Dec 2009 17:56:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator> </dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Le grand débat]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Déplacement dans la Drôme 
La Chapelle en Vercors – Jeudi 12 novembre 2009      <div>
      Mes chers compatriotes, <br /><br />Tout à l’heure, en me recueillant devant le Mur des fusillés de la Chapelle-en-Vercors, j’ai pensé aux 16 otages exécutés par l’occupant. <br />J’ai pensé à la population du plateau du Vercors prenant fait et cause pour les maquis et s’exposant <br />aux plus terribles représailles. <br />J’ai pensé aux villages bombardés, aux maisons brûlées au lance-flammes, aux maquisards massacrés, <br />aux civils assassinés… <br />Le Vercors a payé cher son engagement dans la Résistance. En soutenant les maquis, ses habitants <br />savaient qu’ils risquaient le pire. Mais pas un de ces hommes, pas une de ces femmes, durs à la peine, <br />dont une nature rude avait trempé le caractère, n’hésita. <br />Pas un, pas une ne recula. <br />Retranchés dans leur montagne, ils défièrent pendant des mois la plus puissante armée du monde. Le <br />Vercors devint le point de ralliement de ceux qui ne voulaient pas subir. Un instant, le coeur de la <br />France se mit à battre ici. Et, dans ce paysage magnifique et austère, se mit à renaître une fierté <br />française. <br />Pourquoi tant d’hommes et de femmes se sont-ils engagés dans ce combat inégal dont l’issue tragique <br />ne faisait à leurs yeux aucun doute ? La force étrange qui les poussait à risquer leur vie, s’imposait à <br />eux comme une évidence. Ils se battaient pour une cause dont ils savaient seulement qu’elle était plus <br />grande qu’eux et qu’elle les rattachait à une multitude d’autres hommes et d’autres femmes poussés <br />par la même force et dévoués à la même cause. « Ils se battaient, disait André Malraux à propos des <br />Résistants, pour cette fierté mystérieuse dont ils ne savaient au fond qu’une chose, c’est qu’à leurs <br />yeux la France l’avait perdue ». <br />Ils la lui rendirent. <br />Ils avaient tellement envie d’être fiers de leur pays. La France ? Elle était en eux. Chacun à sa façon, <br />exprimait par ses actes ce sentiment profond que la France était leur bien commun, ce qu’ils avaient de <br />plus précieux, ce qu’ils avaient de plus beau à transmettre à leurs enfants. Ils se sentaient comme les <br />maillons d’une longue chaîne qui avait commencé bien avant eux et qui continuerait bien après eux, <br />s’ils ne la laissaient pas mourir, non pas matériellement mais spirituellement. <br />Des chefs du maquis jusqu’au plus humble des maquisards qui mourut en chantant la Marseillaise, des <br />infirmières déportées à Ravensbrück jusqu’aux blessés regardant le visage du bourreau qui allait les <br />achever, tous avaient au fond d’eux-mêmes cette certitude qu’une nation est un principe spirituel qui <br />se nourrit de la noblesse des coeurs, de la beauté des âmes, de la fermeté des caractères. <br />Ils aimaient leur patrie parce qu’ils aimaient ce qu’elle avait fait d’eux. Ils aimaient les hommes et les <br />femmes qu’ils étaient devenus grâce à elle. Ce qu’ils appelaient la France, c’était ces valeurs qui les <br />unissaient, cette conception de l’honneur et de la dignité qui les portait tous. <br />Ici, au moment où leur destin rejoignait celui des soldats de l’An II et de Bir Hakeim, les valeurs de <br />liberté, d’égalité et de fraternité avaient cessé pour eux d’exprimer une devise abstraite pour devenir la <br /><br /><br />plus authentique et la plus profonde des expériences humaines. <br />Comme elle l’était pour tous les résistants, pour tous les Français libres, pour tous ceux qui avaient <br />protégé des proscrits, pour toutes les mères qui avaient caché des enfants juifs parmi leurs propres <br />enfants, pour tous ceux qui, face à la barbarie, avaient compris tout à coup ce que pouvait bien <br />signifier le mot civilisation, pour tous ceux qui avaient découvert que la France avait une âme au <br />moment même où elle allait la perdre. <br />C’est toujours au moment où l’on va les perdre que l’on mesure la signification et l’importance de ces <br />choses indéfinissables avec lesquelles on a tellement l’habitude de vivre que l’on a l’impression <br />qu’elles sont aussi naturelles que l’air que l’on respire. <br />Nous vivons peut-être l’un de ces moments où les repères s’effacent, où l’identité devient incertaine, <br />où naît le sentiment que quelque chose qui nous est essentiel pour vivre est en train de se perdre. Tout <br />semble concourir à l’aplatissement du monde. <br />A force de vouloir effacer les Nations par peur du nationalisme, on a ressuscité les crispations <br />identitaires. C’est dans la crise de l’identité nationale que renaît le nationalisme qui remplace l’amour <br />de la patrie par la haine des autres. <br />A force d’abandon, nous avons fini par ne plus savoir très bien qui nous étions. <br />A force de cultiver la haine de soi, nous avons fermé les portes de l’avenir. On ne bâtit rien sur la <br />haine de soi. <br />Voilà pourquoi nous devons parler de notre identité nationale. Ce n’est pas dangereux, c’est <br />nécessaire. Ce qui serait dangereux, ce serait de ne pas en parler, de faire comme si tout allait bien en <br />se disant « A quoi bon ? ». Ce serait laisser le champ libre à tous les extrémismes. C’est pourquoi j’ai <br />voulu ce débat. C’est pourquoi j’ai voulu que nous discutions ensemble, que nous réfléchissions <br />ensemble. L’identité nationale, ça nous concerne tous, ça concerne tous les Français. <br /><br /><br />Notre conscience nationale, elle s’est forgée dans l’épreuve. Depuis la Guerre de Cent ans jusqu’aux <br />maquis du Vercors, de Corrèze ou des Glières, depuis Valmy jusqu’au Chemin des Dames, depuis <br />Lazare Ponticelli, le dernier poilu engagé à 16 ans en trichant sur son âge parce qu’il voulait dire merci <br />à la France qui l’avait accueilli, jusqu’à ceux que Malraux appelait « les clochards épiques de <br />Leclerc », depuis les pêcheurs de l’Ile de Sein jusqu’aux Cadets de Saumur, la France a vécu d’abord <br />dans l’esprit et dans le coeur de ceux qui avaient le sentiment de lui devoir tant qu’ils étaient prêts à se <br />battre pour elle et peut-être à mourir. <br />Qu’avaient-ils donc le sentiment de lui devoir ? Si on le leur avait demandé chacun aurait sans doute <br />donné sa réponse qui eût été bien différente de celle des autres. Le pêcheur de l’Ile de Sein ou le <br />paysan du Vercors n’aurait pas répondu la même chose que Jean Moulin ou d’Estienne d’Orves. Tous <br />pourtant avaient le sentiment de se battre pour la même chose. C’est cela l’identité nationale. <br />Marc Bloch, le plus grand historien peut-être du XXe siècle, assassiné par la Gestapo, n’avait pas la <br />même connaissance de l’histoire de France que le cheminot qui risque sa vie en se livrant au sabotage. <br />Mais ils avaient conscience d’appartenir à la même histoire, comme l’immigré italien, espagnol ou <br />polonais qui entra en résistance et qui se sentait tellement français qu’il interdisait à ses enfants de <br />parler une autre langue que le français. <br /><br />Pour nous Français, l’identité nationale ne saurait être une chape de plomb intellectuelle et morale <br />pesant sur les consciences. La France est diverse. Elle l’a toujours été. La France, c’est une multitude <br />de petites patries, de terroirs. C’est une multitude de coutumes, de traditions, de croyances. La France, <br />ce sont d’innombrables histoires, d’innombrables généalogies qui s’entremêlent. La France, c’est l’un <br />des pays les plus divers au monde. Cette diversité est inscrite dans les coeurs et dans les esprits, un <br />pays où aucun village ne ressemble à un autre, où chacun s’efforce d’être différent de son voisin. Cette <br />diversité est une richesse. Chaque culture, chaque tradition, chaque langue a une valeur infinie. Les <br />laisser disparaître serait une faute. Nous nous appauvririons. <br /><br />Nous ne serions pas ce que nous sommes sans ce que nous ont donné et continuent à nous donner les <br />cultures provençale, bretonne ou alsacienne, sans l’Outre-mer, sans ce que nous ont apporté les <br /><br /><br />Antilles, la Réunion ou Tahiti, l’ouverture qu’elles nous ont donné sur le monde, sans ce que nous ont <br />apporté l’Afrique ou le Maghreb. Regardez ce que la langue française doit à Césaire et à Senghor. <br />Songez aux trésors que la langue d’Oc a déposé dans notre culture nationale. Notre identité, c’est le <br />miracle français, est à la fois singulière et plurielle. <br /><br /><br />Rien n’est plus étranger au génie de notre peuple que l’uniformité, l’embrigadement. Mais une culture <br />millénaire, par des voies mystérieuses, imprègne tout. Elle est dans la pensée, dans la langue, dans <br />l’architecture, dans l’art de vivre, dans le paysage… <br /><br />Si, en France, chacun a sa théorie et sa doctrine, si chaque ville a sa personnalité, si chaque commune <br />est un monde en soi, si chaque région a son climat, son ambiance, ses traditions, un Français reconnaît <br />d’instinct une pensée française, une région française et il s’y sent chez lui. <br /><br />Dans ce vieux pays où depuis si longtemps « ceux qui croient au ciel » se disputent avec « ceux qui <br />n’y croient pas », il n’y a pas un seul homme, pas une seule femme qui ne reconnaisse dans les <br />cathédrales une expression de ce génie français auquel il a le sentiment de participer. Le Français qui <br />ne croit pas en Dieu n’imagine pas la France sans le Mont-Saint-Michel, Notre-Dame de Paris ou la <br />cathédrale de Reims, ni son village sans le clocher de son église qui le surplombe depuis dix siècles. <br />Pas un libre-penseur, un Franc-maçon, un athée qui ne se sente au fond de lui l’héritier de la <br />Chrétienté qui a laissé tant de traces profondes dans la sensibilité et dans la pensée. <br /><br />Regardons ce que la morale laïque des instituteurs de jadis doit à la morale chrétienne qu’on enseignait <br />au Catéchisme. Regardons ce que la République doit à l’Ancien Régime. Regardons comment la <br />République a accompli le vieux rêve capétien d’une France une et indivisible et d’un Etat dominant les <br />féodalités. Discernons dans le débat sans cesse recommencé entre Jacobins et Girondins, entre les <br />centralisateurs et les décentralisateurs, la tension multiséculaire qui, depuis Hugues Capet, oppose les <br />Provinces au pouvoir central et autour de laquelle s’est construite pas à pas l’unité française. <br />Derrière la diversité, derrière les oppositions, les contradictions, les conflits dans lesquels notre peuple <br />a trop souvent épuisé ses forces, il y a l’unité profonde de notre culture, de notre civilisation. <br />Passant sans cesse de la désunion à l’union, le peuple français sait au fond de lui-même que ce qui le <br />rassemble est plus fort que ce qui le divise. <br />On comprend l’Histoire de France quand on accepte de vibrer avec le souvenir du Sacre de Reims et <br />d’être ému par le récit de la fête de la Fédération. <br />On est pleinement français quand on prend conscience que la France girondine et la France jacobine <br />sont les deux visages d’une même réalité nationale. <br />On est français parce que l’on regarde la Chrétienté et les Lumières comme deux versants d’une même <br />civilisation dont on se sent l’héritier. <br /><br />Mais on est français aussi parce que l’on ne se reconnaît pas dans une race, parce que l’on ne se laisse <br />pas enfermer dans une origine et pas davantage dans une religion. <br /><br />Si l’on cherchait quelles sont les principales institutions, les principaux lieux où se fabrique depuis des <br />siècles l’identité française, on verrait d’abord tous les lieux de la vie et du travail quotidiens où <br />artisans, ouvriers, agriculteurs, ingénieurs, se transmettent de génération en génération des cultures et <br />des savoir-faire que la science et la technique modernes enrichissent chaque jour. Ce qui se joue dans <br />l’industrie, dans l’agriculture, dans la ruralité, dans l’artisanat, ce n’est pas qu’économique, c’est aussi <br />la disparition d’une forme de civilisation, d’un héritage de valeurs, d’une culture du travail. Notre <br />génie national s’exprime aussi dans le TGV, Ariane, l’aéronautique et le nucléaire. <br /><br />Mais on trouverait aussi l’Ecole, le Louvre, le Collège de France, l’Académie, la Comédie française… <br />parce qu’être français, c’est croire que la raison, la science, l’art, la culture peuvent transcender les <br />différences et, oserai-je le dire, parce que l’on croit plus ou moins consciemment à la toute puissance <br /><br /><br />de la littérature. En ce sens, le prix unique du livre exprime une part profonde de notre identité <br />nationale au même titre que notre système si particulier d’aide à la création cinématographique ou <br />l’aide qui est apportée à la chanson française ou à la création audiovisuelle. <br /><br /><br />La France est une nation littéraire. Elle se parle à elle-même à travers la littérature. N’est-ce pas au <br />fond en entendant un vers de Racine ou de Baudelaire ou en lisant une page des Misérables que nous <br />nous sentons le plus français ? Dans quel autre pays au monde un tel miracle serait-il possible ? <br />Nous conforterons l’identité française en apprenant à nos enfants à aimer la littérature et la poésie, à <br />aimer la langue française, ce qu’elle est capable d’exprimer de beauté, d’intelligence, de profondeur de <br />sentiment. Si nous voulons que demain la France continue de signifier quelque chose pour nos enfants, <br />nous devons être fiers de notre histoire et la leur apprendre. Je retiens la belle idée de créer un Musée <br />de l’Histoire de France que tous les enfants des écoles iront visiter, qui sera le Musée le plus moderne <br />qui soit, qui ne sera pas figé dans le passé mais qui sera vivant, qui apprendra l’Histoire au nom de <br />l’avenir. Ce Musée, nous devons l’inventer ensemble. <br /><br />Si demain nous voulons que la France continue de signifier quelque chose pour nos enfants, il nous <br />faut permettre à chacun d’accéder à la culture. Il nous faut réinventer, en les adaptant à notre époque, <br />les Maisons de la culture et le TNP de Jean Vilar qui voulait que le théâtre soit accessible à un public <br />populaire, aux ouvriers des usines. <br /><br />Nous avons besoin d’une politique culturelle qui soit à la hauteur de la place qu’occupe la culture <br />française dans la culture universelle, de ce que, dans son histoire, la France a été capable d’accomplir <br />dans le domaine des oeuvres de l’esprit. Nous avons besoin d’une politique culturelle qui soit à la <br />hauteur des défis de l’ère de la globalisation. Car la culture aujourd’hui a deux ennemis redoutables : <br />l’utilitarisme et la transformation en marchandises de tous les produits de l’intelligence et du travail <br />humains. Une politique du patrimoine s’impose. Quand on a un patrimoine comme celui de la France, <br />on ne le laisse pas s’abîmer et on aide ceux qui en possèdent une parcelle à l’entretenir, parce que c’est <br />l’intérêt de tous, parce que c’est un investissement collectif. Avec Malraux nous avons été capables <br />jadis d’inventer une politique du patrimoine. Mais il ne s’agit pas juste de conserver notre patrimoine. <br />Il s’agit de le faire vivre. Il s’agit aussi de créer, d’inventer. Notre culture ne vivra que si elle est <br />encore capable d’étonner le monde. <br /><br />Notre langue et la vision du monde qu’elle porte en elle ne restera vivante que si elle est utilisée par <br />des artistes, des savants, des ingénieurs, des entrepreneurs, que si nos lycées à l’étranger, nos <br />universités, nos écoles attirent les meilleurs élèves du monde entier, si nos laboratoires attirent les <br />meilleurs chercheurs. Si le meilleur de notre jeunesse part à l’étranger pour conquérir le monde, non <br />pour fuir un pays sclérosé qui ne leur laisse plus aucune chance de réaliser leurs rêves. <br /><br />Si nous voulons que la France continue de signifier quelque chose pour nos enfants, nous devons <br />travailler à ce qu’il y ait encore demain une pensée, une science, une création artistique, une littérature <br />françaises. <br /><br />En plaçant l’éducation et la culture au coeur de son identité, la France s’est forgée une prédisposition à <br />l’universalisme et à l’ouverture. Si la France s’est faite à partir des liens indissolubles qui se sont tissés <br />entre ses provinces, elle s’est faite aussi en accueillant tous ceux qui l’aimaient et qui voulaient <br />partager son destin. De siècle en siècle, elle n’a cessé de mélanger, de métisser, d’assimiler et dans ce <br />mélange, dans ce métissage, dans cette assimilation, de se transformer elle-même, de s’enrichir. <br /><br />La France ne demande à personne d’oublier son histoire ou sa culture. Mais elle demande à ceux qui <br />veulent lier leur sort au sien de prendre aussi son histoire et sa culture en partage. La France ne se <br />pense pas comme une juxtaposition de communautés ou d’individus. La France n’est pas seulement <br />une communauté d’intérêts. Devenir français, c’est adhérer à une forme de civilisation, à des valeurs, à <br /><br /><br />des moeurs. <br />La France est une terre de liberté et d’égalité. <br />La France est un pays d’émancipation où chacun aspire à s’élever selon ses talents, ses mérites, son <br />travail, où la femme est libre. <br />La France est un pays où l’Eglise est séparée de l’Etat, où les croyances de chacun sont respectées. <br />Mais la France est un pays où il n’y a pas de place pour la burka, où il n’y a pas de place pour <br />l’asservissement de la femme. <br />La France est un pays où il n’y a pas de place pour la confusion du spirituel et du temporel. <br /><br /><br />La France est un pays de tolérance et de respect. Mais elle demande aussi qu’on la respecte. <br />On ne peut pas vouloir bénéficier des droits sans se sentir obligé par les devoirs. <br />On ne peut pas vouloir bénéficier de la sécurité sociale sans jamais se demander ce que l’on peut faire <br />pour son pays. <br />On ne peut pas vouloir bénéficier des allocations chômage sans se sentir moralement obligé de tout <br />faire pour retrouver du travail, parce que les allocations sont payées par le travail des autres. <br />On ne peut pas vouloir profiter de la gratuité des études, qui est l’une des plus belles conquêtes de la <br />République, et ne pas être assidu aux cours, ne pas témoigner de la considération pour ses professeurs, <br />ne pas respecter les bâtiments. <br />On ne peut pas vouloir tous les avantages de la République si l’on ne respecte aucune de ses lois, <br />aucune de ses valeurs, aucun de ses principes. <br />Mais pour faire partager un idéal, encore faut-il y croire soi-même. <br />Pour s’ouvrir aux autres, il faut avoir suffisamment confiance en soi, être sûr de ses valeurs, de son <br />modèle. <br /><br /><br />La France n’a jamais été plus ouverte que lorsqu’elle croyait en elle, en son universalité, en ce qu’elle <br />avait à dire et à donner au monde. Jamais la France ne fut plus fraternelle que lorsqu’elle a cru à la <br />force de ses principes, de sa pensée, de sa langue. <br />Le creuset français prenait ensemble des fils de paysans, d’ouvriers, d’immigrés et il en faisait un <br />peuple de libres citoyens. Dès lors que la République donnait à chacun le sentiment qu’il avait sa <br />chance, que la promotion sociale dépendait du mérite et du talent, la confiance nourrissait la confiance <br />et la France pouvait s’ouvrir sans se dissoudre, conjuguer sans problème son universalisme et sa <br />singularité. <br /><br /><br />C’était le temps d’une exception française évidente, assumée, qui ne procédait pas d’un sentiment de <br />supériorité mais de la conscience d’avoir un message particulier à délivrer, un exemple à donner. <br />D’où vient que la France qui avait triomphé de tant de difficultés au cours de son histoire se soit mise <br />à douter à ce point d’elle-même qu’elle se mette à vivre l’ouverture non plus comme une chance mais <br />comme une menace ? <br />D’où vient que la République qui avait surmonté tant d’épreuves dont elle était sortie toujours plus <br />forte se soit mise à ce point à ne plus tenir ses promesses ? <br />D’où vient que le sentiment d’injustice, au lieu de se réduire, n’ait cessé à ce point de croître ? <br />D’où vient ce sentiment de partager de moins en moins de culture commune, d’imaginaire commun, <br />de morale commune ? <br />D’où vient ce sentiment de désintégration sociale et civique ? <br />Sinon d’une forme de renoncement. <br />En renonçant à la valeur travail, nous avons renoncé au mérite. <br />En renonçant à demander à l’élève de travailler pour apprendre, en renonçant à lui faire découvrir la <br />joie de la connaissance en récompense du long travail de la pensée. <br />En renonçant à exiger de l’assisté qu’il fasse tous les efforts qu’il peut pour trouver un emploi. En <br />choisissant la voie des 35 heures, nous avons ouvert dans la méritocratie républicaine des brèches <br />morales qui n’ont cessé de s’élargir. Que les choses soient claires, ces renoncements, je ne les <br />accepterai jamais. C’est parce que je ne les accepte pas que j’ai voulu qu’à l’école primaire on <br /><br /><br /><br />revienne au savoir, que j’ai voulu instaurer le RSA ou mettre fin aux effets délétères des 35 heures. <br />En renonçant à l’autorité, nous avons pris un risque énorme. En sapant l’autorité du maître sur l’élève, <br />nous n’avons pas rendu service à l’élève qui, en se prenant pour l’égal du maître, n’est même plus <br />conscient de la nécessité d’apprendre. On ne peut pas prétendre forger des âmes de citoyens avec de <br />tels principes. <br />En sapant l’autorité de la Police, on n’a fait qu’encourager les voyous. <br />En sapant l’autorité de l’Etat, on n’a fait qu’ouvrir le champ libre à de nouvelles féodalités. <br />Ces renoncements, je ne les accepterai jamais ! C’est pourquoi j’ai fait du rétablissement de l’autorité <br />l’une de mes priorités. <br /><br /><br />En laissant croire que tout se vaut, que toutes les valeurs, tous les comportements, toutes les oeuvres se <br />valent, on a porté un coup très dur à l’idée de civilisation et même à celle de société. Car dans une <br />société, tous les comportements et tous les actes ne se valent pas. <br /><br /><br />Que reste-t-il de la République si l’on se met à considérer de la même manière le délinquant et la <br />victime, celui qui fait son devoir et celui que ne le fait pas, celui qui fait son travail et celui qui ne fait <br />rien ? Que reste-t-il de la République quand on place sur le même plan l’intérêt particulier et l’intérêt <br />général, le principe d’égalité et le droit à la différence ? <br />En confondant trop souvent l’égalité avec l’égalitarisme, nous avons sapé l’égalité des chances parce <br />qu’en donnant la même chose à tout le monde, on a renoncé à corriger les inégalités les plus criantes <br />liées à la naissance, à l’origine, au milieu social dans lequel on est né, au territoire ou au quartier dans <br />lequel on habite. Au bout du compte, l’égalitarisme a renforcé l’injustice au lieu de la réduire. <br />Ces renoncements, je ne les accepterai jamais ! <br /><br /><br />Pour lutter contre l’injustice, il faut donner plus à ceux qui ont moins pour compenser les handicaps du <br />départ. On ne répare pas l’injustice par le nivellement. <br /><br /><br />C’est pour cela que j’ai souhaité que 95% des Français puissent transmettre à leurs enfants le fruit de <br />leur travail sans droit de succession. <br />C’est pour cela que j’ai voulu que nul ne puisse se voir prélever plus de la moitié de son revenu en <br />impôt. <br />C’est pour cela aussi que j’ai voulu que les droits soient les mêmes, que l’on ait plus ou moins 25 ans. <br />Il n’y a pas de raison que les jeunes de moins de 25 ans qui ont travaillé aient moins de droits que les <br />autres simplement parce qu’ils sont jeunes. <br />En confondant trop souvent la laïcité avec le refus de toutes les religions, on n’a pas non plus rendu <br />service à la République. Car la laïcité ce n’est pas le refus de toutes les religions. C’est le respect de <br />toutes les croyances et la neutralité de l’Etat. Il y a dans le sentiment religieux qui vient du fond des <br />âges quelque chose de profondément respectable. Et ce que nous avons aujourd’hui à construire, c’est <br />bien une société où chacun s’efforce de comprendre et de respecter l’autre. <br />C’est pour cela que seront expulsés tous ceux qui viendront en France pour appeler à la violence et à la <br />haine de l’autre. <br /><br /><br />La République est au coeur de notre identité nationale. Elle est forcément un rêve inaccompli, un idéal <br />inachevé. <br />La République, c’est la souveraineté de la Nation. <br />La République, c’est l’autorité et d’abord l’autorité de l’Etat. <br />La République, c’est l’égalité des chances. <br />La République, c’est le mérite, c’est le travail. <br />La République, c’est la laïcité. <br />La République, c’est la compréhension, le respect et la solidarité. C’est la primauté de l’intérêt général <br />sur l’intérêt particulier. <br /><br /><br /><br />Si l’on ne veut pas de la Nation, de l’autorité, de l’égalité des chances, du mérite, de la laïcité ou de la <br />solidarité, alors on ne veut pas non plus de la République. <br />La vérité, c’est que, depuis quelques décennies, nous n’aimons plus assez la République et que nous <br />en avons fait le bouc émissaire de tous nos échecs. <br />Mais si notre modèle d’intégration ne semblait plus fonctionner, ce n’était pas parce qu’il y avait trop <br />de République mais parce qu’il n’y en avait plus assez. Ce ne sont pas nos valeurs qui sont en cause, <br />c’est leur oubli et, parfois, leur reniement. <br /><br /><br />On avait fini par nous faire croire que la République menaçait la démocratie. Mais quelle démocratie <br />pourrions-nous construire dans une société où chacun serait enfermé dans sa communauté, sa bande ou <br />sa tribu ? <br /><br /><br />Rien n’est moins dangereux pour la démocratie et pour la liberté que la République, fut-elle une et <br />indivisible. Depuis deux cents ans, à part l’expérience sanglante de la Terreur, nul totalitarisme n’a <br />menacé nos libertés. C’est que la culture française est irréductible au totalitarisme. <br />Il y a 20 ans tombait le Mur de la honte. <br />Les valeurs de la démocratie et de la République triomphaient. <br />Je vois bien depuis à quels excès peut conduire une démocratie d’opinion débridée où les nouveaux <br />moyens de communication s’affichent comme des zones de non-droit. C’est vrai que c’est un <br />problème que nous n’avons pas encore résolu et qui prend une ampleur croissante. C’est un défi pour <br />la démocratie et pour la République. Mais je préfèrerai toujours ce genre d’excès à ce que fut le <br />totalitarisme communiste, qui de l’autre côté du rideau de fer, faisait peser une chape de plomb sur <br />toutes les consciences. <br /><br /><br />Dois-je dire aussi que je persiste et je signe s’agissant du droit à la caricature ? Je préférerai toujours <br />les excès de la caricature à l’absence de droit à la caricature, qui est la marque de tous les régimes <br />totalitaires. Dans l’affaire des caricatures du Prophète, j’ai choisi le camp de la liberté d’expression <br />parce que, pour moi, c’est cela le coeur de l’identité française. Au pays de Voltaire et de Victor Hugo, <br />chacun veut penser librement. Le besoin de liberté est, en France, dans l’air que l’on respire. <br /><br /><br />Trop de confiance accordée à la raison, trop d’héritage venu des Lumières et de la Chrétienté nous font <br />un antidote efficace au totalitarisme. <br />Ce que nous appelons notre modèle républicain est-il alors condamné par l’économie, par la <br />mondialisation ? Il est vrai que la République doit être réelle et pas seulement formelle. Quel que soit <br />l’attachement aux grands principes, que valent-ils face à la montée du chômage et de l’exclusion ? <br />Comment parler de République si au lieu de continuer à trouver sa place dans la société si les études <br />ne permettent pas de trouver un emploi décent, si les sacrifices des parents et les efforts des enfants ne <br />débouchent que sur le chômage ou la précarité ? <br /><br /><br />Quand le modèle individualiste semblait triompher partout, quand la Finance imposait partout sa <br />logique spéculative, quand l’économie de rente prospérait, notre modèle républicain ancré dans notre <br />histoire nationale pouvait paraître condamné. Il semblait bien que les marchés financiers auraient le <br />dernier mot sur la politique. <br /><br /><br />La crise a fait éclater le mythe de l’uniformisation inéluctable et de l’avènement d’une civilisation de <br />nomades connectés avec le monde entier mais sans ancrage national. <br />Les grandes entreprises qui n’avaient plus de nationalité ont trouvé tout de suite à quel Etat elles <br />devaient s’adresser pour être secourues. Les grandes banques qui étaient internationales quand tout <br />allait bien se sont retrouvées nationales au bord du gouffre. La catastrophe évitée de justesse a fait <br />ressurgir des vérités essentielles. Les entreprises, comme les personnes, ont un ancrage national. <br />Personne n’est de nulle part. On peut se sentir citoyen du monde, mais cela ne suffit pas pour être un <br />citoyen à part entière. Ceux qui cherchaient à théoriser l’oubli de la nationalité ne cherchaient pas tant <br /><br /><br /><br />à effacer les frontières qui séparent les peuples qu’à se libérer de toute exigence de solidarité. <br /><br /><br />La création de valeur pour l’actionnaire servait d’alibi à l’exonération de toute responsabilité morale et <br />sociale. Ne soyons pas naïfs, le but était d’abord d’échapper à ce premier devoir du citoyen qui <br />s’appelle l’impôt. <br /><br /><br />La fin programmée des paradis fiscaux, la naissance d’une gouvernance mondiale pour lesquelles la <br />France a tant oeuvré, le retour de l’Etat dans l’économie changent la donne. Mais surtout le citoyen <br />revient sur le devant de la scène. Il exige des comptes. Il ne veut plus se sentir seul au monde face à la <br />toute puissance supposée des marchés. Il exige d’être davantage protégé. Il veut davantage de <br />solidarité, davantage de morale, davantage de démocratie, davantage de politique. Le moment est venu <br />de redécouvrir que l’identité nationale n’est pas un repliement sur soi mais qu’elle peut être un atout <br />dans la compétition mondiale. On n’est jamais concurrentiel en imitant les autres mais en tirant le <br />meilleur parti de soi-même. <br /><br /><br />Jouer la carte de notre identité nationale, c’est refuser que la France devienne une sorte de grand fond <br />spéculatif cherchant sans cesse à saisir les opportunités du moment, allant et venant sans cesse d’une <br />mode à une autre, n’inscrivant rien dans la durée. <br /><br /><br />Je ne veux pas d’une France sans usines, sans industries, sans agriculture. La meilleure chance de la <br />France est aux côtés de ses artistes, de ses entrepreneurs, de ses savants, de ses ouvriers, de ses <br />agriculteurs, de ses artisans, de ses ingénieurs, avec leur savoir-faire qui viennent de si loin. Ils vont <br />enfanter le monde de demain. Forte de ses valeurs, de sa culture, de ses savoirs, la France peut devenir <br />le laboratoire de l’avenir. <br /><br /><br />Nous mettre au clair avec nous-mêmes sur ce que nous sommes, sur ce à quoi nous aspirons, sur ce qui <br />nous fait vivre ensemble, ce n’est pas regarder vers le passé mais vers l’avenir. <br /><br /><br />Demain comme hier, nous n’accomplirons de grandes choses que si nous sommes unis, si nous <br />sommes fiers de notre pays, si nous sommes prêts, chacun d’entre nous, à voir en lui une cause qui <br />nous dépasse. <br />Nous avons beaucoup de leçons à apprendre des autres, beaucoup de choses à changer. Notre pays a <br />besoin de se réformer en profondeur. Je me suis attelé à cette tâche et rien ne m’en détournera. Mais la <br />France n’est pas une page blanche. <br /><br /><br />« Cher et vieux pays » disait le Général de Gaulle. <br />Oui, « cher et vieux pays » qui doit se transformer. <br />« Cher et vieux pays » qui doit accomplir une fois de plus tant de révolutions. <br />Que deviendrait-il s’il ratait la révolution écologique ? <br />Que deviendrait son identité si le traitement de toutes ses données numériques ou la numérisation de <br />tous ses livres devaient entièrement lui échapper ? <br />Que deviendrait son idéal hérité des Lumières si l’école devait échouer à donner à ses enfants les <br />moyens intellectuels et moraux d’exercer librement leur jugement face aux médias de masse et à <br />Internet ? <br />Que deviendrait son modèle d’intégration républicaine s’il ne retrouvait pas la compétitivité qui lui <br />permettrait d’offrir un emploi à chacun ? <br />Quand je regarde ce drapeau qui s’est couvert de gloire au nom de la liberté sur tous les continents, <br />quand j’entends la Marseillaise chantée avec ferveur, quand je lis les noms inscrits sur les monuments <br />aux morts de nos villages, quand je vois dans l’armée française qui défile magnifiquement le 14 juillet <br />le long travail des siècles, quand je rencontre des ouvriers dans les usines ou quand j’entre sous la <br />coupole de l’Académie, je me sens honoré d’être français. Etre français est un honneur. Il nous <br />appartient à tous de le mériter. <br /><br /><br /><br />C’est de tout cela que je voudrais que nous parlions dans les mois qui viennent. J’ai voulu aujourd’hui <br />vous livrer avec sincérité le fond de ma pensée non pour clore la discussion mais pour y apporter ma <br />contribution. <br />Il vous appartient maintenant, mes chers compatriotes, de vous emparer de ce débat pour qu’il soit <br />réellement le vôtre. <br />La France, nous en avons hérité. La France, nous la transmettrons à nos enfants. La seule question qui <br />vaille est : serons-nous à la hauteur des générations qui nous ont précédés ? Leur laisserons-nous un <br />pays à nul autre pareil ? Défendrons-nous nos valeurs, notre civilisation, nos idées ou nous laisserons-<br />nous emporter par des effets de mode successifs ? <br /><br />Ce débat est un débat noble. Il est fait pour les femmes et les hommes qui aiment leur pays, qui <br />veulent en être fiers. Ceux qui ne veulent pas de ce débat, ceux qui en ont peur, ceux qui ont peur de <br />parler de l’identité nationale, au fond, cette identité, ils ne la connaissent pas, sinon au lieu d’en avoir <br />peur ils en seraient fiers. Raison de plus pour ouvrir le débat, pour que chacun réfléchisse à ce que <br />c’est l’identité nationale française. <br /><br />Vive la République. <br />Vive la France.<div id="refHTML"></div>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>http://www.debatidentitenationale-corse.fr/DISCOURS-DE-M-LE-PRESIDENT-DE-LA-REPUBLIQUE_a28.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.debatidentitenationale-corse.fr,2010:rss-1770071</guid>
   <title>Discours de clôture du Premier ministre au colloque de l’Institut Montaigne "Qu’est-ce qu’être français ?"</title>
   <pubDate>Thu, 17 Dec 2009 17:45:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator> </dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Le grand débat]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <object type="application/x-shockwave-flash" id="" data="http://www.debatidentitenationale-corse.fr/v/8cbeaa1bccb6e42a25a0688bdd55ade0dfd1644b" width="608" height="372">
<param name="movie" value="http://www.debatidentitenationale-corse.fr/v/8cbeaa1bccb6e42a25a0688bdd55ade0dfd1644b">
<param name="quality" value="high" />
</object >
     </div>
     <div>
      Monsieur le Ministre, cher Eric,<br />Monsieur le Président,<br />Mesdames et Messieurs,<br />D'abord je voudrais vous dire que je ne connais pas de débat plus passionnant et en même temps plus vital que celui auquel nous nous consacrons aujourd’hui.<br />Toute l’entreprise de modernisation que nous poursuivons depuis deux ans, on peut au fond la résumer à une idée simple: comment permettre à la France de tenir son rang dans la mondialisation.<br />Et, pour relever ce défi, tout ne se réduit pas à des réformes de structures aussi nécessaires et aussi urgentes soient elles. Beaucoup, j'ai envie de dire l'essentiel, dépend de l’énergie nationale qui inspire nos concitoyens.<br />Les 65 millions de Français doivent faire bloc. Mais pour cela, encore faut-il être convaincu que ce qui nous rassemble est plus fort que ce qui nous divise.<br />Si nous en venons à douter de nous-mêmes, si nous n’inscrivons plus nos destinées personnelles dans un destin collectif, alors la France ne peut que décliner et se disloquer, faute d’être aimée et servie par les Français eux-mêmes.<br />Nous sommes les héritiers d’une Histoire exceptionnelle dont nous n’avons pas à rougir.<br />Nous sommes les dépositaires d’une culture brillante, dont le rayonnement international doit être fermement défendu.<br />Nous avons nos mœurs et un certain art de vivre dont il faut bien dire que les observateurs étrangers le perçoivent, souvent mieux que nous-même.<br />Alors est-ce qu'il faut négliger, est-ce qu'il faut ridiculiser, est ce qu'il faut balayer tout cela ?<br />Et au profit de quoi ?<br />D’une société sans âme, dominée par un individualisme forcené ?<br />D’une Europe encore, malgré les efforts qui sont faits, souvent plus technocratique que politique ?<br />D’une mondialisation désincarnée qui ferait de nous des pions anonymes ?<br />Je pense que nous pouvons nous accorder pour dire que les Français ne peuvent pas souscrire à un tel déracinement.<br />Vous savez que je n'ai jamais été de ceux qui pensent que le temps des nations est révolu.<br />Notre nation c'est notre protection et c'est notre tremplin.<br />Elle nous rassemble, elle nous solidarise, elle nous grandit, elle nous permet, dès lors que nous sommes fiers de nous-mêmes, de nous ouvrir sur d’autres peuples et sur d’autres horizons sans crainte de nous perdre.<br />L’Europe politique que nous voulons, c’est l’Europe des nations qui ont la volonté de se placer au service d’un dessein collectif. Sans nations fortes, nous sommes convaincus qu'il ne peut y avoir d’Europe forte !<br />Et dans la mondialisation, c’est la richesse des patries, des langues, des héritages qui peuvent déjouer l’unilatéralisme des Etats les plus puissants et la standardisation appauvrissante qui guette notre humanité.<br />A l’occasion de la campagne présidentielle, Nicolas SARKOZY a eu le courage de formuler cette analyse, et de réactualiser la question nationale.<br />Il a identifié les menaces dont les Français s’inquiétaient: l’étiolement des vertus civiques; la résurgence des communautarismes; la puissance croissante des flux migratoires; la globalisation sans visage.<br />Il a dénoncé la vogue de la repentance, parce que notre passé abonde en éclats magnifiques.<br />Mais il a aussi rappelé les forces et les espoirs dont le sentiment national était porteur; parce que c’est bien du sentiment national que procèdent notre solidarité, notre conviction républicaine, notre confiance dans le progrès, notre estime en nous-même.<br />La fierté d’être Français ça n'est pas quelque chose qui se célèbre une fois par an, le 14 juillet: elle conditionne, tous les jours, la pérennité de notre modèle politique, et la solidité de notre pacte.<br />Je ne crois pas qu’on puisse être un républicain de circonstance, de même que je ne crois pas qu'on puisse être un patriote de hasard.<br />Je ne crois pas qu’on puisse, en France, prôner un régime démocratique exemplaire, et en même temps entretenir par ses mots, ou par son incivisme, le discrédit du pays.<br />Je ne crois pas qu’on puisse protéger la République en «débinant» constamment notre nation et ses valeurs.<br />Aujourd’hui, dans nos stades, dans nos cités, parmi nos élites, émerge parfois la tentation de défier la République, en affichant le mépris de ses symboles.<br />Je refuse de penser que cette tentation puisse relever d’un véritable rejet de la France ; mais je sais aussi que le geste stupide et choquant qui consiste à siffler la Marseillaise n’est pas anecdotique; et que si nous ignorons ces défis inconséquents, alors nous serons responsables de leurs suites.<br />Pour raffermir nos repères historiques, civiques et moraux, le Président de la République a souhaité que soit ouvert un débat sur l’identité nationale, dont il a confié la conduite à Eric BESSON.<br />Avec ce débat - dont les premières échos montrent qu’il intéresse voire même qu'il passionne nos concitoyens - nous avons interpellé les Français sur l’essentiel : qu’est-ce que la France au XXI ème siècle ? Quelles sont nos valeurs communes ? Qu’est-ce qu’être Français ?<br />Je veux dire d'abord que l'abondance des contributions, quelles qu'elles soient, ne doit choquer personne. Ce qui compte c'est d'écouter ce que le peuple a à dire, et d'en tirer des conséquences.<br />C'est un débat qui n’est ni de droite, ni de gauche.<br />La France est notre bien commun, et chacun a le devoir de s’interroger sur la meilleure manière de mieux aimer et de mieux servir notre pays.<br />Refuser ce débat et stigmatiser l’idée même que notre peuple puisse avoir une identité singulière, c’est laisser le champ libre aux extrémistes, eux dont justement le succès repose sur la prétendue faiblesse de notre sentiment national.<br />Et c’est aussi baisser notre garde devant tous ceux qui contestent les fondements de la République.<br />Certains ont pourtant rejeté d’emblée le principe même de ce débat.<br />On nous a soupçonnés d’instrumentaliser la question nationale, comme si cette question n’était pas lancinante, et cela depuis longtemps.<br />D’autres, par crainte d’évoquer le sujet, préfèrent le passer sous silence. Comme si ce silence était, à leurs yeux, la meilleure façon de vivre ensemble.<br />Eh bien, ce mutisme assumé, je pense qu'il révèle bien des malentendus qu’un siècle de critiques a pu creuser entre les Français et l’idée même de la Nation.<br />Ici où là, on a prétendu que ce débat était dangereux; qu’il allait raviver les défiances.<br />Mais le danger c'est justement de ne pas débattre !<br />Le danger, c’est de laisser monologuer les tenants du repli national, les nostalgiques qui sont prêts à emboucher le clairon de Déroulède et de Vichy.<br />Le danger, c’est de laisser courir de bouche à oreille les diatribes irrationnelles où une part de notre jeunesse apprend le mépris de la France.<br />Le danger, c’est de croire que la notion d’identité nationale plane au dessus de nous et qu’il suffit de l’évoquer une fois par siècle pour la rendre évidente à tous.<br />L’identité nationale elle n’est pas conservée au pavillon de Sèvres !<br />L’identité nationale, c’est une construction vivante, et pour l’entretenir, il faut bien prendre le risque de nous parler, de nous écouter, de faire des choix et de marquer des préférences !<br />Je veux dire que ceux qui discernent dans ce débat des relents xénophobes font un contresens.<br />La folie nationaliste atteint les peuples justement dont le patriotisme naturel et éclairé, a été étouffé au profit d’un individualisme délétère qui vire toujours à l’extrémisme.<br />Un peuple uni et fier, est un peuple ouvert et généreux.<br />En revanche, le poison xénophobe s’insinue dans le cœur des hommes dès lors que l’âme fédératrice de la nation est desséchée et qu'elle est brisée.<br />Débattre de notre identité, et agir pour la renforcer, c’est justement resserrer notre pacte national, c'est raviver nos idéaux républicains. C’est aussi répondre à la soif de fraternité qu’expriment les jeunes générations.<br />Diluer notre identité en pensant que ça va nous permettre de mieux nous intégrer dans le monde, je veux dire que cela relève d’une illusion naïve.<br />Nous ne pouvons pas saluer les peuples qui nous entourent en leur disant : «Nous ne sommes personne».<br />Nous ne pouvons pas intégrer ces milliers d’étrangers qui reçoivent chaque année la nationalité française en leur disant «Bienvenue nulle part».<br />La France ce n’est pas une fiction sans traits et sans visage.<br />Alors avec ce débat, nous ne voulons pas ressusciter évidemment le spectre d’une identité défunte. Nous voulons tracer les contours de la nôtre, en essayant de comprendre quels instruments et quelles références l’Histoire nous lègue ; et tout d’abord, comment le sentiment national s'est lui-même construit.<br />Se disait-on Français à Dijon sous les comtes de Bourgogne ?<br />Est-ce qu'on se sentait Français à Nantes sous les ducs de Bretagne ?<br />Pouvait-on être Français à Toulouse quand on y parlait occitan, ou à Pau quand on y parlait béarnais ?<br />Comment était-on Franco-anglais en Guyenne ? Franco-flamand à Lille ? Franco-espagnol à Besançon ?<br />Comment devenir Français à Nice en 1860 ?<br />Comment rester Français à Strasbourg de 1870 à 1918 ?<br />Comment vivait-on sans déchirement ces chevauchements de langues et de frontières qui répondent si curieusement aux nationalités multiples d’aujourd’hui ?<br />Voilà des questions qui peuvent éclairer notre époque !<br />Voilà des sujets qui importent aux historiens, aux responsables politiques, mais aussi aux citoyens d’aujourd’hui.<br />Le débat sur l’identité nationale n’est pas de circonstance, c’est un débat complexe, c'est un débat passionnant, ça doit être un débat permanent, inséparable de la Constitution même de notre pays.<br />Parce que la question de l’identité nationale est aussi vieille que la France et elle est aussi plurielle que les Français.<br />La France n’a pas attendu l’Après-guerre pour connaître les phénomènes migratoires, pour connaître les affrontements religieux, pour connaître les scissions idéologiques.<br />Ouverte à toutes les influences latines, germaniques, méditerranéennes et atlantiques, hispaniques et saxonnes, helléniques et scandinaves, elle a toujours accueilli la diversité culturelle. Et à aucun moment l'identité de la France ne s’est définie de manière spontanée.<br />Jamais notre identité n’a résulté d’une géographie évidente.<br />E si cette identité a duré, je pense que c’est parce qu’à chaque époque, elle a su opposer, elle a su organiser cette pluralité, en lui opposant les vertus centralisatrices d’un principe fort.<br />Contre les féodaux, l’État.<br />Contre les langues régionales, l’ordonnance de Villers-Côteret.<br />Contre les privilèges, la loi.<br />Contre les prébendes, le droit.<br />Contre le communautarisme, l’école.<br />Contre le sectarisme, la laïcité.<br />Notre nation n'a jamais cessé de se bâtir, de s'agrandir, de s'unifier, fédérant des provinces<br />rebelles, orchestrant des religions aux cultes distincts, recevant des vagues d’immigrants aux cultures dissonantes.<br />Par la force de l'Etat, par la communion de la langue, par le prix du sang et par la flamme de la mémoire et des mythes, sous le sceau enfin d’une République démocratique et laïque, l'identité française s'est réalisée pas à pas.<br />Nous sommes les héritiers d’une nation qui fut toujours en mouvement ; nous sommes les héritiers de ce roman national ; de ce jeu d’équilibre toujours recommencé ; de cette synthèse active que le général de GAULLE appelait «une certaine idée de la France».<br />Au XIX ème siècle, on sent bien que l’Histoire – quel que soit le parti de l’historien – tend un miroir à son époque.<br />Quand l’instabilité politique guette, elle explore les périodes fondatrices : la Révolution, chez LAMARTINE et chez GUIZOT, le haut Moyen-âge chez Augustin THIERRY.<br />Quand l’antisémitisme et l’anticléricalisme progressent, elle inspire les études bibliques de Renan.<br />Au XXe siècle, Marc BLOCH avec son "Etude du monde agricole" ; Pierre CHAUNU, avec son "Etude de la démographie" ; Fernand BRAUDEL avec sa "Grammaire des civilisations", ont poursuivi cette démarche.<br />Aujourd’hui, ce que voulons c'est tout simplement élargir cette réflexion.<br />Nous voulons rappeler aux Français que l’Histoire leur a constitué un formidable trésor de références, de pistes, de suggestions, de modèles, de symboles. C’est un trésor d’exemples lumineux, mais aussi de contre-exemples que nous devons regarder en face : nos guerres de religions, l’esclavage, la collaboration.<br />Et puis, nous leur disons: choisissons ensemble ce qui nous rassemble et ce qui nous rend fiers d’être Français !<br />Je ne souscris pas à une utilisation politique de l’histoire. Mais je refuse que la politique reste sourde aux voix du passé.<br />Dans L’Étrange Défaite, Marc BLOCH écrivait avec un brin de provocation : « Il est deux catégories de Français qui ne comprendront jamais l’Histoire de France : ceux qui refusent de vibrer au souvenir du sacre de Reims ; et ceux qui lisent sans émotion le récit de la Fête de la Fédération».<br />Être Français, c’est entretenir avec l’Histoire de France un rapport d’émotion familière. C’est retrouver en elle ses marques.<br />Quand quelqu’un dit «Ma nationalité s’arrête à mon passeport», il parle le langage de l’indifférence politique, mais aussi d'une certaine façon, du désintérêt de lui-même.<br />Quand quelqu’un dit «Je suis Français parce que je suis né en France et je me refuse à me demander à quoi cela m’expose, à quoi cela m’engage, à quoi cela m’invite ?», il exprime une forme d’incivisme, mais aussi un désarroi.<br />Etre Français, c’est être ensemble.<br />Acquérir une nationalité ça n’est pas une formalité.<br />Afficher un matricule, c’est d'une certaine façon se dire prisonnier.<br />Afficher une identité, c’est revendiquer une liberté et un destin.<br />Alors, qu’est-ce qu’être Français ?<br />J’ai mes réponses. Et je vais les offrir pour ce qu'elles valent, parmi 65 millions d’autres, mais en redisant que j’y attache ma sensibilité, mon expérience et mes combats politiques.<br />Être Français, c’est d’abord appartenir à un très vieux pays d'enracinement.<br />Le brassage des deux derniers siècles n’a rien changé au fait que les Français se réclament toujours de lignées anciennes. La France fluctuante et mobile d’aujourd’hui recouvre, sans la remplacer, cette France des origines.<br />Les identités se stratifient sans s’effacer. On vit à Paris sans cesser de se dire basque, breton, provençal ou auvergnat.<br />Même laïque et urbaine, cette France tient aux rythmes d’une tradition chrétienne et rurale.<br />Elle n’oublie ni ses villages, ni ses coutumes.<br />Peu importe que cette France soit polonaise, portugaise, espagnole ou italienne de souche : elle a trouvé dans nos vallées, dans nos bourgs, dans nos banlieues un ancrage suffisamment durable pour que son sentiment d’appartenance soit profond.<br />Être Français, c’est aussi participer à un système culturel qui a fasciné l'Europe et le monde ; système hérité, cette fois, de la sociabilité urbaine, et notamment parisienne. Je ne parle pas du luxe à la française ou de l’hédonisme un peu surjoué qui l’entoure !<br />Je parle du goût français de la conversation; d’une dialectique armée de gaieté, de curiosité et de scepticisme.<br />Je parle de l’effervescence intellectuelle qui – du Moyen-âge courtois aux salons proustiens – a toujours rehaussé chez nous le divertissement de l’esprit.<br />Je parle de l’égalité entre hommes et femmes, dont les Français ont été les précurseurs.<br />Je parle de la distance qu’ils ont très vite adoptée vis-à-vis des croyances trop exclusives.<br />Je parle de leur goût pour la critique, pour l'expérimentation, pour l'invention.<br />Je parle de la considération qu’ils ont toujours manifestée pour les formes élevées du langage ; de leur amour de la rhétorique comme grâce et comme instrument ; je parle de leur plaisir de plaire, parent du plaisir de comprendre.<br />Pendant des siècles, la langue française bien maîtrisée a permis aux étrangers de pénétrer cette élite et d’y être pleinement accueillis.<br />Avec elle, une ferveur culturelle s’entretenait, alimentée par une politique volontaire, soutenue par un puissant réseau de salons, d'académies, de cénacles, de gazettes, de cabinets savants...<br />C’est cela la France, et l’esprit Français.<br />Être Français, c’est encore adopter un certain rapport au territoire; rapport qui est fait d’organisation, de centralisme et d’unité.<br />Au XVIIe siècle, RICHELIEU en jette les bases, en mettant sur pied un réseau administratif, un système fiscal, une flotte, une armée. Il met d'une certaine façon sur pied la modernité française.<br />Et NAPOLEON la rénovera deux siècles plus tard.<br />Tous deux partagent une même conviction : les frontières doivent être défendues, les factions intérieures abattues, et l’Etat souverain.<br />Je ne dis pas qu’il faille régler la politique actuelle sur celle de Richelieu, et revenir à un centralisme forcené ! Mais il me semble qu’au cours des siècles, sa vision des choses a imprégné la nôtre.<br />Les Français sont et restent de formidables gestionnaires de l’espace national. Ils aiment tracer des routes, élever des digues, jeter des ponts, engager un dialogue entre la raison et la matière vivante du pays.<br />Dans les jardins, cela donne Olivier de SERRE, Le NÔTRE, La QUINTINIE.<br />Dans les bâtiments, GABRIEL, LEDOUX, EIFFEL, PERRET.<br />Dans l’armée, VAUBAN.<br />Dans les institutions, CAMBACERES.<br />Dans le droit, PORTALIS.<br />A chacun de mes déplacements, je retrouve chez les Français ce tempérament d’ingénieur, et ce goût d’aborder la réalité avec les exigences d’une vision intellectuelle.<br />RICHELIEU et BONAPARTE mêlaient l’esprit de géométrie avec le sens de l’utopie.<br />Eh bien, je crois que cela reste vrai de nos industriels, de nos bâtisseurs, de nos urbanistes, de nos créateurs, de tous ceux qui au fond veulent que leur performance satisfasse à la fois le goût de la technique et en même temps le goût de l’exploit, j'ai envie de dire du merveilleux.<br />Etre Français, c’est avoir un lien singulier avec le jeu de l’esprit.<br />Pourquoi notre goût de la dialectique ?<br />Parce que nous sommes pluriels, et dès lors la querelle des mots et des idées est consubstantielle à l’unité même de notre communauté.<br />Etre Français, c’est courir le risque que toute décision enflamme la controverse ! C’est encourir la polémique à la moindre audace. C’est affronter, et même provoquer la contradiction.<br />C’est mériter le prix Nobel et le refuser, comme SARTRE.<br />C’est briguer l’approbation d’un jury qu’on refuse de satisfaire, comme BERLIOZ.<br />C’est mesurer son génie au rejet de toute une époque, comme COURBET. Mais au fond pourrait-il en être autrement, quand la dissension et la bravade sont inscrites dans nos gènes ?<br />CESAR disait que le propre des tribus gauloises était d’être toujours en guerre.<br />Le fait est que dans la tempête des invasions barbares, il n'y a guère que le petit peuple franc qui ait surnagé. Sans doute parce qu’en contrepoids d’un caractère belliqueux, incontestable, la légitimité et le droit étaient déjà deux obsessions françaises. Nos valeurs se cristallisent autour d’eux.<br />BAINVILLE disait que ce qui était remarquable chez Jeanne d’ARC, ce n’était pas d’avoir délivré Orléans, mais d’avoir reconnu le dauphin et d’être tombée à genoux devant lui.<br />Je crois effectivement que l’identité française se reconnaît à ce dialogue de l’orgueil et de l’abnégation, à cette alternance entre les guerres intestines et les élans d’unité, à ce tiraillement bien français, et finalement fécond, entre la passion du «je» et la nécessité du «nous».<br />GOETHE remarquait que les crises ont toujours permis aux Français de se mettre en scène, et de donner à l’Europe le spectacle d’une société réglant ses comptes, entre les anciens et les modernes, entre les pascaliens et les cartésiens, entre les révolutionnaires et les contre-révolutionnaires.<br />L’identité française se trempe dans ces conflits, dont on peut évidemment regretter les blessures, mais pas la ferveur ! Ils se poursuivent aujourd’hui. Quelle passion et quel engagement dans nos guerres scolaires ! Dans nos réformes sociales ! Dans nos débats sur les mœurs !<br />Tout en France fait débat, des entrées au Panthéon aux dates de la chasse, des colonnes de BUREN à la question du voile, de la hiérarchie des normes à celles des grands bordeaux.<br />L’identité française se nourrit de ces remises en cause perpétuelles, qui sont au fond pour nous un gage de créativité et de vigilance.<br />Autant dire qu’en ouvrant un débat sur l’identité française, je n’espère pas une réponse arrêtée !<br />L’identité nationale peut être frondeuse et j’accepte du même coup l’humour et même la raillerie.<br />VOLTAIRE était français et il était incisif.<br />HUGO était français et il était impitoyable.<br />DE GAULLE était passionnément Français, et Dieu sait s'il réservait de terribles sarcasmes à ses concitoyens.<br />Eh bien, s’il faut que nous nous bousculions un peu pour mieux nous connaître, faisons le ! Après tout, je pense que la gravité nous a rarement grandis.<br />Mesdames et messieurs,<br />Les étrangers nous accusent parfois de nombrilisme; du moins, nous ne craignons pas la fin de l’Histoire !<br />Car au fond, qu’est-ce qu’être Français ? C’est se sentir chez soi dans l’épopée qui va d’Alésia à Koufra, et qui ne demande qu’à se poursuivre.<br />C’est habiter une fresque historique où tout s’enchaîne : le Moyen-Âge chrétien, la Renaissance humaniste, la Monarchie absolue, la Révolution citoyenne, l’Empire triomphant, les Républiques progressistes…<br />Nous parcourons avec la même aisance la succession idéalisée des styles, roman, gothique, baroque; classique, romantique, symboliste, cubiste, surréaliste.<br />Naturellement, tout cela est reconstruit, réinventé, mais qu’importe ?<br />Nos mémoires ont intégré ces séquences, qui sont notre patrimoine collectif; elles nous rappellent que le monde globalisé où nous vivons n’est pas déconnecté de l’Histoire; et je suis convaincu qu’être Français, c’est prévoir sans trembler d’y prendre toute sa place.<br />Oui, les Français sont viscéralement eux-mêmes et liés.<br />Parce qu’ils vivent ensemble.<br />Parce qu’ils ont fait les mêmes guerres, cultivé la même terre, appris à parler la même langue; parce qu’ils se sont côtoyés et épousés; parce qu’ils ont placé leurs enfants dans les mêmes écoles; parce qu’ils ont fêté les mêmes victoires…<br />Cette proximité a ses signes de reconnaissance: le drapeau, la Marseillaise, la mairie, les monuments aux morts, le soldat inconnu…<br />Elle a ses valeurs : la liberté, l’égalité, la fraternité, la laïcité.<br />Mais si les Français sont Français, avec une intensité, une passion, une rage peut-être inconnue d’autres peuples, c’est aussi parce qu’ils ont voulu que cette proximité se transforme en destin !<br />C’est parce qu’ils ont choisi – comme d’autres auraient pu le faire, mais comme eux seuls l’ont osé – de jouer un rôle original dans le monde. C’est parce qu’ils ont fait en sorte que la France soit et que la France compte.<br />Peuple du verbe et de l’esprit, peuple pluriel choisissant d’être uni non par le sang mais par la langue, par le droit et par l’Etat, le peuple français ne pouvait que naturellement imaginer son être et son destin comme un résumé de tous les espoirs et toutes les tensions intimes qui parcourent les autres peuples du monde: c’est ici que naît l’universalisme français. C'est-à-dire la conviction que la France est porteuse d’un message pour le monde.<br />Au fond, je me demande si nous ne sommes pas une des rares nations à vouloir constamment vivre au-dessus d’elle-même.<br />Mais je pense que cette démesure d'une certaine façon fait notre grandeur.<br />Mesdames et messieurs,<br />La France n’a jamais cessé d’être en mouvement.<br />Elle n’est pas, et elle n’a jamais été, l’expression d’une race, pas plus qu’elle ne fut et qu'elle ne doit être la juxtaposition de communautés repliées sur elles-mêmes.<br />De Philippe AUGUSTE à HENRY IV et de RICHELIEU à Georges CLEMENCEAU, la sédimentation progressive de notre creuset national et la ferme volonté politique d’unir nos différences se sont imposées sur nos particularismes et sur nos vieux penchants pour la division.<br />Transcendant nos provinces, nos origines et nos religions, nous sommes depuis le début, une nation, une nation qui est fondée sur la volonté d’être précisément… une nation !<br />Et depuis 1789, nous sommes une nation de citoyens, ce qui impose, au demeurant, plus de devoirs que de droits, plus de volonté d’adhérer à une communauté de destin que d’indifférence.<br />Nation citoyenne, la France est une République laïque.<br />C’est le fruit d’une histoire douloureuse qui s’est conclue par un pacte qui respecte toutes les croyances et toutes les confessions. Catholiques, protestants, juifs, musulmans, chacun est libre de vivre sa foi librement dès lors qu’il respecte ce pacte.<br />Le récent référendum suisse sur les minarets suscite des débats.<br />Je l’aborde avec quelques convictions simples et claires.<br />Dans notre République, chacun est libre de croire ou de ne pas croire, mais chacun doit afficher ses choix avec sensibilité et avec respect de l’autre. Toutes les confessions sont respectables, mais ce qui ne l’est pas, c’est le prosélytisme agressif.<br />La France est laïque, mais la France est tout naturellement traversée par un vieil héritage chrétien qui ne saurait être ignoré par les autres religions installées plus récemment sur notre sol.<br />Il est normal et légitime que les pratiquants puissent exercer leur foi dans des conditions dignes. Et on ne dira jamais à quel point il faut préférer des mosquées ouvertes à des caves obscures. Quant aux minarets, qui sont d'ailleurs assez peu nombreux en France, je dis simplement qu'ils doivent s’inscrire de façon raisonnable et harmonieuse dans notre environnement urbain et social.<br />Et la meilleure façon qu'ils le soient, c'est de faire confiance pour cela aux maires de nos villes.<br />Ce qui doit être combattu, mesdames et messieurs, c’est l’intégrisme, mais surtout pas les musulmans. Il ne faut pas tout confondre.<br />Ce qui doit être recherché, c’est un Islam de France, plutôt qu’un Islam qui s'impose en France. Et c’est cet objectif que le gouvernement poursuit avec les représentants de la communauté musulmane.<br />Mesdames et messieurs,<br />Nation citoyenne, la France accueille et a assimilé depuis des siècles des générations et des générations d’étrangers qui lui ont apporté leur énergie, qui lui ont offert leur force de travail mais aussi ce vent du large qui enrichit celui qui l’accueille.<br />Si nous avons créé un grand ministère regroupant l'immigration, l’intégration et l'identité nationale, c’est parce que les étrangers d’aujourd’hui seront souvent les Français de demain.<br />Chaque année, plus de 100.000 d’entre eux acquièrent la nationalité française.<br />Ils nous font l’honneur de rejoindre notre communauté nationale et nous leur faisons l’honneur de les recevoir au sein de l’une des plus belles patries du monde.<br />Il n'y a rien de choquant à dire que les étrangers qui s'installent régulièrement chez nous ont vocation à s'approprier l'héritage du pays des droits de l'homme.<br />Il n'y a rien d'outrageant à ce que notre patriotisme soit mis en partage.<br />Et il est naturel que nous voulions que nos valeurs soient aussi les leurs.<br />C’est aux étrangers qu’il revient de faire l’effort d’intégrer la France, avec ses lois, sa langue et ses mœurs, et non à la France de se plier à des coutumes ou à des règles qui ne seraient pas conformes à son pacte républicain.<br />Nous sommes une nation d’intégration.<br />Et l’intégration signifie que celui qui vient légalement en France adopte la France, et, dès lors, la France l’adopte comme l’un des siens.<br />Mais, mesdames et messieurs, pour qu’il y ait intégration, encore faut-il que l’étranger qui rejoint notre communauté nationale sache et sente qu’elle est animée par une foi commune.<br />Il est impossible de s’intégrer s’il n’y a rien à intégrer !<br />Etre Français et vivre en France, c’est une chance mais c'est aussi une charge.<br />Dans une grande nation comme la nôtre, chaque citoyen tient entre ses mains une part du succès de la France.<br />Chacun est porteur d’un héritage historique, culturel, spirituel, qu’il se doit de connaître et de prolonger. Chacun est porteur d’une responsabilité civique.<br />Cette exigence, je veux dire qu'elle est valable pour les Français qui sont les premiers concernés par le sort de la nation, mais elle l’est aussi et naturellement pour les étrangers qui nous rejoignent.<br />Voilà, au terme de mon propos, j’ai conscience de vous avoir parlé, non en Premier Ministre, mais en citoyen.<br />La France ce n’est pas un sujet clinique.<br />Ma France à moi, elle est parsemée, comme la vôtre, de souvenirs personnels, de rencontres, de paysages. Au fond, c’est une affaire charnelle que les mots ne peuvent que partiellement ressusciter.<br />Ma France à moi elle est naturellement traversée d’Histoire, de culture, de gestes épiques. Chacun est libre d’écrire son roman national.<br />Ma France à moi est républicaine, mais je prends l'Histoire comme un bloc, avec ses grandeurs et ses faiblesses.<br />Ses grandeurs m’encouragent à regarder l’avenir avec courage et confiance. Et ses faiblesses m’enseignent les erreurs à ne pas commettre.<br />Ma passion française me porte à respecter et à mesurer l’intensité mais aussi la fragilité de toutes les autres nations. Et en ce sens, je me sens profondément européen.<br />J’aime nos cultures et nos héritages si différents mais en même temps tellement entremêlés.<br />Il y a dans la civilisation européenne un répertoire de valeurs qui, aux frontières de l’Union, signent justement notre différence.<br />L’humanisme. La tolérance. La liberté de conscience. La solidarité.<br />L’individu pris comme référence de toute justice.<br />L’Etat de droit, seul fondement légitime du pouvoir.<br />Alors, qu’est ce qu’être Français ? Mais vous le voyez, il n’y a pas de réponse unique, mais il existe des lignes de force qui nous rassemblent.<br />Avec le Président de la République, avec Eric, nous sollicitons une réponse articulée par 65 millions de réflexions, éclairée par 65 millions de sensibilités et de consciences.<br />Je ne crois pas qu’on puisse être Français sans y réfléchir.<br />Les Français n’ont pas reçu, fortuitement, la révélation d’un destin transcendant.<br />Ce privilège, ce destin, ils l’ont constitué en surmontant leurs différences.<br />Ils l’ont constitué en rédigeant les Cahiers de doléances.<br />Ils l’ont célébré sur les tribunes publiques.<br />Ils l’ont défendu sur des champs de bataille.<br />Il n’y a pas de France sans l’effort de se vouloir Français, de se dire Français, de se penser Français.<br />Il ne s’agit pas, mesdames et messieurs, de magnifier la France, il s'agit simplement de l’aimer avec cœur et avec lucidité.<br />C’est dans la pleine reconnaissance des lumières mais aussi des ombres de notre passé que la nation s’instruit.<br />Et c’est dans l’affirmation de ses valeurs qu’elle se rassemble et qu'elle se grandit pour mieux se projeter vers l’avenir.<br />Je vous remercie.<br /><div id="refHTML"></div><div id="refHTML"></div><div id="refHTML"></div>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>http://www.debatidentitenationale-corse.fr/Discours-de-cloture-du-Premier-ministre-au-colloque-de-l-Institut-Montaigne-Qu-est-ce-qu-etre-francais_a27.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.debatidentitenationale-corse.fr,2010:rss-1769983</guid>
   <title>Mentions légales</title>
   <pubDate>Thu, 17 Dec 2009 17:11:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator> </dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Divers]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div><b>Informations sur le site</b></div>
     <div>
      <div id="refHTML"></div><strong>Editeur</strong>  <br />Préfecture de Corse  <br />Palais Lantivy - Cours Napoléon  <br />20000 Ajaccio  <br /> <br /><strong>Directeur de la publication :</strong> Préfecture de Corse  <br /> <br /><strong>Contact&nbsp;:</strong> <a href="mailto:identite-nationale@corse-du-sud.pref.gouv.fr">identite-nationale@corse-du-sud.pref.gouv.fr</a>  <br />
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Hébergement</b></div>
     <div>
      WMaker - 12 rue Général Fiorella - 20000 Ajaccio  <br /> <br /> <br />L'ensemble de ce site Internet relève de la législation française et internationale sur le droit d'auteur et la propriété intellectuelle. Tous les droits de reproduction sont réservés. Pour toute utilisation veuillez nous contacter : <a href="mailto:identite-nationale@corse-du-sud.pref.gouv.fr">identite-nationale@corse-du-sud.pref.gouv.fr</a> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Crédits photographiques</b></div>
     <div>
      Les photos présentes sur ce site peuvent être reproduites à la condition toutefois d’en indiquer l’auteur et la source (habituellement indiquée sous la photo ou en infobulle). Les clichés utilisés ne doivent l’être qu’à des fins personnelles, associatives ou professionnelles. Toute diffusion ou utilisation à des fins commerciales ou publicitaires sont exclues. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Droit d'auteur et reprise du contenu mis en ligne</b></div>
     <div>
      Tous les contenus présents sur le site www.debatidentitenationale-corse.fr sont couverts par le droit d’auteur. Toute reprise est dès lors conditionnée à l’accord de l’auteur en vertu de l’article L.122-4 du Code de la Propriété Intellectuelle [1]. Cette affirmation souffre néanmoins d’une exception posée par l’article L.122-5 du Code de Propriété intellectuelle [2]. _ Rappel : la mise en place de liens vers le site www.debatidentitenationale-corse.fr, y compris "profonds", n’est conditionnée à aucun accord préalable. Seule la mention explicite de la source dans l’intitulé du lien, est souhaitée [3]. <br><br>1. Les contenus du site couverts par le droit d’auteur Écrits et/ou mis en ligne par la rédaction du site www.debatidentitenationale-corse.fr, ces contenus ne sauraient être reproduits librement sans demande préalable et sans l’indication de la source. Les demandes d’autorisation de reproduction d’un contenu doivent être adressées à la rédaction du site, en écrivant à identite-nationale@corse-du-sud.pref.gouv.fr. La demande devra préciser le contenu visé ainsi que le site ou support sur lequel ce dernier figurera. Une fois cette autorisation obtenue, la reproduction d’un contenu doit être assortie de : <br>* l’ajout de la mention : " ... paru sur le site www.debatidentitenationale-corse.fr". Cette mention pointera grâce à un lien hypertexte directement sur le contenu. <br>* l’ajout en bas de chaque contenu de la mention "Droits réservés". En outre, les informations utilisées ne doivent l’être qu’à des fins personnelles, associatives ou professionnelles, toute diffusion ou utilisation à des fins commerciales ou publicitaires étant exclues. D’une manière générale, la mise en place de "liens profonds" pointant directement sur le document en question devra être privilégiée, la reproduction de contenus demeurant le plus limité possible. <br><br>2. L’exception des documents "officiels" : communiqués, discours du ministre L’article L.122-5 du Code de la Propriété intellectuelle pose le principe selon lequel, "lorsque l’oeuvre a été divulguée, l’auteur ne peut interdire la diffusion, même intégrale, par la voie de presse ou de télédiffusion, à titre d’information d’actualité, des discours destinés au public prononcés dans les assemblées politiques, (...), ainsi que dans les réunions publiques d’ordre politique et les cérémonies officielles". Ainsi, les discours du ministre s’apparentent à une exception au droit d’auteur. De même, les documents "publics" ou "officiels" tels que les communiqués du ministre ne sont couverts d’aucun droit d’auteurs, et peuvent être reproduits librement. La reprise de ces contenus de façon partielle ou intégrale est ainsi autorisée, sous réserve bien entendu de la mention du nom de l’auteur, de la source, et d’un lien renvoyant vers le document original en ligne sur le site. La mention www.debatidentitenationale-corse.fr site de la préfecture de Corse devra donc être indiquée. <br><br>3. Établir un lien vers le site www.debatidentitenationale-corse.fr 
Le site www.debatidentitenationale-corse.fr autorise tout site Internet ou tout autre support à le citer ou à mettre en place un lien hypertexte pointant vers son contenu. L’autorisation de mise en place d’un lien est valable pour tout support, à l’exception de ceux diffusant des informations à caractère polémique, pornographique, xénophobe ou pouvant, dans une plus large mesure, porter atteinte à la sensibilité du plus grand nombre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>http://www.debatidentitenationale-corse.fr/Mentions-legales_a26.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.debatidentitenationale-corse.fr,2010:rss-1767345</guid>
   <title>Valoriser l’identité nationale</title>
   <pubDate>Wed, 16 Dec 2009 12:26:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator> </dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Le grand débat]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Prévoir que l’ensemble des jeunes français devront chanter au moins une fois par an, le cas échéant, après une séance pédagogique sur ce thème, l’hymne national,

Mettre en place, dans toutes les préfectures de département, de cours d’instruction civique, ouverts à tous, sur le modèle de ceux qui seront expérimentés par les préfectures du Rhône et des Bouches-du-Rhône à partir de janvier 2010.     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>http://www.debatidentitenationale-corse.fr/Valoriser-l-identite-nationale_a25.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:www.debatidentitenationale-corse.fr,2010:rss-1767344</guid>
   <title>Faire connaître et partager l’identité nationale</title>
   <pubDate>Wed, 16 Dec 2009 12:25:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator> </dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Le grand débat]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Notre Nation s’est constituée au fil des siècles par l’accueil et l’intégration de personnes d’origine étrangère. Ce grand débat doit permettre de valoriser l’apport de l’immigration à l’identité nationale, et de proposer des actions permettant de mieux faire partager les valeurs de l’identité nationale à chaque étape du parcours d’intégration.     <div>
      Comment mieux faire partager les valeurs de l’identité nationale auprès des ressortissants étrangers qui entrent et séjournent sur le territoire national ?  <br />  <br />Mettre en place un contrat d’intégration républicaine pour les étrangers entrant et séjournant sur notre territoire, passant par une élévation du niveau de pratique de la langue française et de connaissance des valeurs de la République, pouvant consister en un renforcement du Contrat d’Accueil et d’Intégration existant.  <br />  <br />Mettre en œuvre, sur la base du volontariat, un parrainage républicain, permettant aux ressortissants étrangers d’être accompagnés dans leur parcours d’intégration,  <br />  <br />Ouvrir aux parents les écoles dans lesquelles sont scolarisés les enfants afin de les familiariser aux valeurs de la République, sur le modèle du dispositif expérimenté cette année dans 31 départements.  <br />  <br />  <br />Comment mieux faire partager les valeurs de l’identité nationale auprès des ressortissants étrangers qui accèdent ensuite à notre communauté nationale ?  <br />  <br />Mettre en place un contrat avec la Nation, passant par un entretien d’assimilation permettant de s’assurer d’un meilleur niveau de pratique de la langue française et de connaissance des valeurs de la République,  <br />  <br />Mettre en œuvre une cérémonie plus solennelle lors de toute accession à la nationalité française, par naturalisation, par déclaration, ou par accès automatique à la majorité, et la création d’une nouvelle voie d’accès à la nationalité française pour les personnes qui ont accompli des efforts exceptionnels d’intégration.<div id="refHTML"></div>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>http://www.debatidentitenationale-corse.fr/Faire-connaitre-et-partager-l-identite-nationale_a24.html</link>
  </item>

 </channel>
</rss>
